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Remarques spéciales de prélèvement
 
 

FORMULES DE DEMANDE D'ANALYSES

REMARQUES PARTICULIERES
 
 
 
 

Ces remarques concernent la fiche de demande d'analyses qui n'est pas sur ce site. Nous vous la ferons volontiers parvenir en nous contactant.


 
 
1 - 9 Remarques numérotées désignant le type de tube, de récipient ou de matériel à utiliser, pour l'analyse concernée (voir l'encadré "MATERIEL" ).
  Le zéro n'a pas été reporté, pour les nombreuses analyses demandant du sang natif ou du sérum. ATTENTION : Les analyses de bactériologie/parasitologie ne sont pas non plus précédées d'indice chiffré (grande variété de matériels !).

ATTENTION : Bien distinguer les remarques avec des lettres majuscules et des lettres minuscules.


 
A. Le fer sérique est rendu avec des valeurs de référence valables le matin, à jeun. En dehors de ces conditions, ses variations sont importantes, irrégulières et imprévisibles. La ferritine reflète par contre bien le stock de fer dans l'organisme.
 
B.

 

En cas d'hémochromatose, la transferrine n'augmente pas autant que la capacité totale de fixation du fer : sa synthèse et sa cinétique de fixation tendent en effet à se saturer. D'autres protéines - l'albumine, la ferritine et la lactoferrine - prennent alors le relais dans cette capacité à fixer le fer circulant. 
 
C. Le potassium se trouve en concentration sensiblement plus forte dans les érythrocytes que dans le sérum (environ 25 fois plus).

Premier écueil à éviter : l'hémolyse (déviation vers le haut).

Deuxièmement : une augmentation du potassium peut également se produire par diffusion passive à travers la membrane des érythrocytes.

  Précautions:
1. Eviter absolument de refroidir le sang complet : les pompes à potassium des érythrocytes sont alors ralenties et permettent à celui-ci de diffuser plus rapidement dans le sérum.
2. Centrifuger dès que possible l'échantillon de sang, ce qui diminue fortement le contact du sérum avec les érythrocytes.
3. La barrière de gel - si on utilise ce type de tube - est "étanche" pour une durée d'environ 24 heures.
4. Décanter le sérum dans un autre tube, si le délai d'analyse doit être > à 24 heures (pour un tube-gel) ou > à 1 heure (tube sans gel).
D.
 
 
 

D.*

A 4°C, le glucose reste stable pendant environ 8 heures en tube-gel centrifugé ou en sérum séparé. En fluorure (NaF), sa stabilité est prolongée (env. 24 heures), mais un risque d'hémolyse existe et peut interférer avec la réaction analytique.

Dans la pratique, on préfère travailler le jour-même, sur du sérum. Pour une conservation de plus longue durée, garder le plasma ou le sérum sous forme fluorée, séparée.

Le dosage de l'HBA1c peut se faire sur du sang-EDTA ou du sang fluoré.
 

E. Bilirubine, Porphyrines, Vitamine A : conserver l'échantillon à l'abri de la lumière. 
G. Test de grossesse : Préfèrer la première urine du matin. Mieux, effectué le test sur sérum.
H.     Gazométrie : L'analyse devrait s'effectuer dans des délais aussi brefs que possible. En attendant le passage du transporteur, conserver impérativement l'échantillon au froid, dans la seringue de prélèvement, hermétiquement fermée.

La conservation et le transport en eau glacée est la solution la plus efficace.

J. Oligo-éléments : Ces éléments se trouvent par définition (oligo = rare) en très faibles concentrations dans l'organisme. Une contamination, même minime, peut avoir des conséquences importantes sur le résultat. En cas de doute, contacter le laboratoire.
 
K.
 

K.*

Le profil protéique consiste à doser 8 protéines sériques réparties dans le champ électrophorétique : 

IgM, IgG, IgA
C3c Complément C3 (Bêta)
TRF Transferrine (Bêta)
HPT Haptoglobine (Alpha2)
ORO Orosomucoïde (Alpha1-glycoprotéine acide)
ALB Albumine

Ces résultats sont présentés sous forme graphique, permettant de visualiser un profil et de calculer des rapports entre ces différents paramètres. 

Ils sont accompagnés de commentaires, évoquant l'éventualité de telle ou telle orientation diagnostique. 

Cette méthode remplace l'ancienne immunoélectrophorèse. Une électrophorèse accompagne le profil, à titre de contrôle, pour écarter tout risque de rater une paraprotéinémie.
 

L. PRENDRE CONTACT AVEC LE LABORATOIRE.
 
M. Groupe sanguin, test de compatibilité: sang natif complet (érys+sérum) ou sang-EDTA. Agglutinines froides : Sang natif, complet, préservé du froid. Conserver à 37°C, en attendant le transport.
 
N. Sondes DNA : Le progrès constitué par cette technique, ainsi que la difficulté de conserver les géloses en bon état, rendent caduque l'utilisation de notre kit "MST". L'envoi de l'écouvillon pour les cultures (gonos, mycoplasmes,...), ainsi que pour un antibiogramme éventuel, demeure urgent.
P. Parasites dans les selles : voir KIT-SELLES. La recherche de cryptosporidies et la concentration de larves de strongyloïdes ne se fait pas automatiquement: il faut des présomptions suffisantes (aspect de la selle, âge du patient, données cliniques, etc), sur une parasitologie négative; ou alors, que  la demande soit spécifiquement formulée.

Lorsqu'on coche "FORMES VEGETATIVES d'amibes et protozoaires" plutôt que "Parasitologie générale", "Oeufs d'helminthes" ou "Kystes de protozoaires", l'examen parasitologique est abordé de manière quelque peu différente.Cette indication est considérée comme une donnée clinique indirecte.
 

Q.
 
 
 
 
 
 
 
 

Q.*

Oxyures : Recherche par le test à la bande adhésive : prélèvement à l'aide d'un bout de bande adhésive, par application autour de la marge anale, une demi-heure après le coucher ou le matin avant toute toilette.

Coller le bout de bande adhésive sur lame de microscope, l'emballer dans un mouchoir en papier et la glisser dans une enveloppe. 

On peut aussi replier 2-3 mm de chaque extrémité du bout de scotch, puis appliquer et enfin replier le tout en deux et envelopper.

Les oeufs d'oxyures sont très rarement retrouvés dans les selles .
 

R. Malaria : prélever du sang-EDTA lors d'un pic de fièvre. Si le prélèvement ne peut pas nous parvenir rapidement, tirer également quelques frottis sur lame. Une ou deux gouttes épaisses peuvent aussi être utiles.
 
S. Microfilaires : Prélever du sang-EDTA, entre 10 h et 16 h, pour les microfilaires à comportement diurne; entre 22 h et 4 h, pour celles à comportement nocturne.
 
T. Tuberculose : Selon la clinique, on peut envisager de prélever 2, voire 3 échantillons, à des jours différents. Types d'échantillons : expectorations, premières urines du matin, ponctions, ...
U. Schistosoma haematobium: récolter un spot urinaire entre 11 et 17 H, après effort (flexion des genoux à plusieurs reprises). Récolter tout le spot, dernières gouttes comprises. Transmettre rapidement au laboratoire.
 
V. Sang occulte : répéter le dosage sur 3 prélèvements de selles à 3 jours différents.
 
W. Graisses fécales : redemander d'abord un examen chimique de la digestion. Le patient s'abstient alors d'absorber de l'huile de paraffine ou d'utiliser des suppositoires. Il absorbe 50 g de graisses par jour (beurre, etc), les 3 jours précédents.
Pour l'examen quantitatif, le patient récolte la totalité des selles des 3 jours suivants.
 
X. Intoxication au plomb : Le plomb bloque la synthèse de l'hème. La fragilisation des érythrocytes entraîne une anémie hémolytique. Le fer ne peut se lier à l'hème, des ponctuations basophiles apparaissent dans les érythrocytes. 

Et surtout, des précurseurs de l'hème, comme l'acide delta-aminolévulinique ou le porphobilinogène urinaires ou la protoporphyrine érythrocytaire, s'accumulent.

Ces tests sont à recommander, avant la plombémie, qui ne reflète qu'une exposition récente, ou la plomburie provoquée, qui peut être néfaste pour le patient.
 

Y.
 
 
 
 
 
 
 
 

Y.*

Breath test pour Hélicobacter pylori : Le patient vient sur rendez-vous au laboratoire avec quelque chose de consistant à manger (sandwich, hamburger, croissants au jambon, etc,). Il s'abstient de boire du thé ou du café.

Le Breath test consiste à souffler dans un tube au temps zéro, puis prendre un copieux petit déjeuner, ingurgiter de l'urée marquée au C-13 (carbone non radioactif), lire tranquillement son journal pendant 1/2 - 3/4 heure, puis reprendre de l'air expiré dans un nouveau tube. 

Une augmentation de C-13 dans le second tube révèle la présence 
d'Hélicobacter pylori (uréase+) dans l'estomac.
 

Z. Alcoolémie : Si le dosage est demandé pour un motif de surveillance médicale, du sérum suffit. Si un aspect juridico-légal entre en jeu, prélever 10 mI de sang hépariné et fournir notamment l'heure de prise de sang et l'heure de l'accident (selon formulaire de police).
a. Clairance à la créatinine : Eviter les diurétiques, le thé, le café et un exercice physique important, ainsi que les corticoïdes, notamment.
 
b. Diète préalable à observer, pour que les résultats soient interprétables correctement (voir les indications y relatives, pour chaque paramètre, dans la LISTE D'ANALYSES)
c.  Taux de Prothrombine (Quick): voir hématologie
d. Anti-Thrombine III : Dosable sur sang citraté 1:10. 
f. Trichomonas vaginalis : ne peut s'observer que sur des sécrétions cervicales instantanées ou sur frottis séché et fixé, par immunofluorescence.
 
g. Vitamine D3 (25-Hydroxy-Cholécalciférol) : C'est ce métabolite qui est dosé, lorsqu'on nous demande la vitamine D. Prendre contact avec la laboratoire.
 
i. HDL/LDL : On peut aborder cet aspect, soit par le dosage des molécules lipo-protéiques de haute (High = HDL) ou basse (Low = LDL) densité; soit par le do-sage immunochimique des apolipoprotéines vectrices (Apo A1 et Apo B) et par leur rapport B/A1, directement corrélé au risque cardiovasculaire.
 
j. Phosphatase acide prostatique : La PAP n'étant plus dosée par son activité enzymatique mais par test immunoenzymatique - qui dose la quantité effective de protéine et non son activité -, elle ne nécessite plus d'envoi urgent.
 
m. Ponctions : 1 tube EDTA pour la cytologie + 1 tube natif pour la recherche des cristaux et pour une bactériologie éventuelle (voir aussi ponctions).
 
n. HGH, Hormone de croissance : Eviter le stress du patient (repos: env. 30', avant d'effectuer le prélèvement).

 
 
 
 
 
Sommet